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Pré-éclampsie : une complication de la grossesse à bien connaître pour la prendre en charge précocement

25 juin 2017 – Le 22 mai dernier a eu lieu la première journée mondiale de la pré-éclampsie, l’une des principales causes de morbidité et de mortalité maternelle et fœtales1.

La pré-éclampsie, un syndrome critique pour la femme enceinte et son bébé, est mal connue du grand public malgré sa fréquence, estimée à environ 5% des grossesses1, 2.

Définie par une hypertension artérielle (HTA) associée au passage de protéines dans les urines (protéinurie) apparaissant à partir du deuxième trimestre de la grossesse, la pré-éclampsie peut être responsable d’un retard de croissance du fœtus et d’une naissance prématurée1.

Elle peut aussi exposer la mère à de graves complications : crises convulsives, hémorragie cérébrale, insuffisance rénale qui définissent l’éclampsie1. Dans ces formes aiguës, la décision d’extraire le fœtus et le placenta doit être prise dans l’intérêt de la santé de la mère.

Si cette complication de la grossesse est favorisée par certains facteurs de risque, notamment l’hypertension artérielle (HTA), le diabète et l’obésité, elle peut survenir de façon imprévisible chez toute femme en bonne santé, le plus souvent lors d’une première grossesse1, 2.

C’est pourquoi la mesure de la pression artérielle et la recherche d’une protéinurie sont nécessaires au cours de la grossesse. Néanmoins, ces examens ont une valeur prédictive relativement faible, une pression artérielle normale et un test urinaire négatif ne permettant pas d’éliminer de façon certaine le risque de survenue d’une pré-éclampsie à court terme2.

Le diagnostic précoce est donc essentiel pour mettre en route au plus tôt une prise en charge  adaptée pour éviter les complications chez la mère comme chez le fœtus.

Un test spécifique, mesurant deux protéines* dans le sang maternel permet d’améliorer le suivi des futures mères.

  • Un résultat positif permet d’alerter sur un risque augmenté d’apparition d’une pré-éclampsie dans un délai de quatre semaines3, 4.
  • A l’inverse, un test négatif est prédictif de l’absence de risque de pré-éclampsie dans la semaine suivant la réalisation du test, ce qui permet de rassurer la femme enceinte, évitant une hospitalisation et la mise en route d’un traitement inutile4.

* La forme soluble du récepteur au VEGF de type 1 (sFlt-1  ou soluble fms-like tyrosine kinase, sFIT-1) et le facteur de croissance du placenta (placenta growth factor, PIGF) qui sont deux facteurs agissant sur l’angiogenèse et qui sont impliqués dans le développement de la pré-éclampsie.


  1. Dossier « pré-éclampsie ». https://www.inserm.fr/thematiques/biologie-cellulaire-developpement-et-evolution/dossiers-d-information/pre-eclampsie#. Janvier 2013.
  2. Telang MABhutkar SPHirwani RR. Analysis of patents on preeclampsia detection and diagnosis : a perspective.  2013 ; 34 : 2-8.
  3. Verlohren SGalindo ASchlembach D, et al. An automated method for the determination of the sFlt-1/PIGF ratio in the assessment of preeclampsia. Am J Obstet Gynecol.2010 ; 202 : 161.e1-161.e11.
  4. Zeisler H, Llurba E, Chantraine F et al. Predictive value of sFIt :PIGF ratio in women with suspected préeclampsia. N Engl J Med 2016 ; 37 : 13-22