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8 recommandations pour une meilleure prise en charge de l’AVC

19 juin 2019 – Accident vasculaire cérébral, infarctus du myocarde : un séisme, ou pour le moins une rupture dans la vie du patient et de son entourage. Il y a l’avant et l’après et un travail psychologique souvent difficile pour accepter la situation. En effet, les éventuelles séquelles, la rééducation et le traitement des facteurs de risque imposent généralement un changement du mode de vie. Comment s’organise le « Jour d’Après » ?

Si le traitement de l’épisode aigu a été amélioré1, 2, la prise en charge au long cours n’est pas toujours optimale. C’est le constat établi par un comité d’experts composé de représentants des professionnels de santé et des associations de patients, réunis à l’initiative du laboratoire AMGEN. En confrontant l’expérience des uns et les témoignages  des autres, trois grands axes d’amélioration et huit recommandations phares ont été identifiés pour améliorer et harmoniser le parcours de soins des patients sur l’ensemble du territoire.

Les chiffres

Avec 140000 décès annuels3, les maladies cardio-neurovasculaires constituent la deuxième cause de mortalité dans notre pays, la première chez les femmes. On dénombre chaque année 120000 infarctus du myocarde et 140000 AVC3. Les maladies cardio- neurovasculaires sont responsables de deux millions d’hospitalisations et leur coût très élevé représente le deuxième poste des dépenses de santé si on prend aussi en compte le traitement du diabète et des autres facteurs de risque vasculaire4.

Une démarche originale fondée sur le vécu et les pratiques

Les difficultés et les failles dans la prise en charge des patients après leur hospitalisation ont été identifiées par le comité d’experts5. Les pistes d’amélioration ont été discutées avec des malades, des professionnels de santé, des paramédicaux ainsi que des psychologues spécialistes en santé et des ergothérapeutes.

Trois principaux axes ont été dégagés :

  1. Structurer et rendre accessible l’information au patient à toutes les étapes critiques de son parcours ;
  2. Organiser l’offre de soins pour la rendre coordonnée, lisible et accessible sur les territoires ;
  3. Outiller les acteurs de santé pour optimiser leur rôle dans le parcours de soins du

Structurer et rendre accessible l’information au patient à toutes les étapes critiques de son parcours

Les patients et leur entourage déplorent le manque d’information pendant l’hospitalisation mais surtout à la sortie. Le manque d’explications sur la maladie, sur l’accident et ses séquelles, sur les traitements, ou encore sur la nécessité de maitriser les facteurs de risque, est préjudiciable à la mise en œuvre d’un parcours de soins structuré et lisible pour le patient.

Quant aux médecins, ils insistent sur leur manque de temps pour guider et suivre leurs patients.

Françoise Benon, de l’association France AVC, résume bien le sentiment d’impuissance et d’abandon ressenti par bon nombre de patients et par leur entourage: « Le manque d’information est constant et récurrent à tous les niveaux de la prise en charge… le patient comme les aidants sont peu ou pas informés des conséquences cachées – invisibles après un AVC: dépression, mal être, concentration, démotivation, etc. ».

Organiser l’offre de soins pour la rendre coordonnée, lisible et accessible sur les territoires

Les professionnels de santé soulignent les difficultés de circulation de l’information entre l’hôpital et les médecins et entre les médecins et les paramédicaux. Le manque de communication et les failles de coordination qui en découlent constituent des entraves à la mise en place d’un parcours de soins global et durable en mesure d’assurer l’observance au traitement et la maitrise des facteurs de risque.

Outiller les acteurs de santé pour optimiser leur rôle dans le parcours de soins du patient

Les médecins reconnaissent un manque de sensibilisation à l’écoute active et aux approches motivationnelles nécessaires pour accompagner leurs patients dans la maîtrise des facteurs de risque au fil du temps et en fonction de leurs difficultés.

Du côté des paramédicaux, on insiste sur la spécificité de la prise en charge de ces patients et donc sur la nécessité d’une formation adaptée, mais aussi sur la complémentarité des approches thérapeutiques, comme l’explique Guillaume Pelé, ergothérapeute : « Aujourd’hui, l’ergothérapie, la psychomotricité, la kinésithérapie, l’orthophonie sont des disciplines qui permettent de prendre en charge de manière pluridisciplinaire et en libéral les patients dont les séquelles sont légères à modérées ».


8 recommandations pour une meilleure prise en charge du post-accident cardio-neurovasculaire

  1. Etablir et consolider une offre d’accompagnement psychologique, dès la phase aiguë et tout au long du parcours de soins, en conservant le même
  2. Lancer une ligne d’appel 24h/24 et 7j/7, en exploitant les possibilités offertes par l’intelligence artificielle, pour renforcer l’information auprès du patient et l’orienter vers les professionnels dédiés à sa prise en
  3. Généraliser des entretiens réguliers avec un professionnel de santé, dédiés à l’adaptation du mode de vie du
  4. Promouvoir la communication des associations de patients auprès des patients et des aidants par la mise en place de séances d’information et de formation régulières, dès la phase aiguë et tout au long du
  5. Élaborer un parcours de soins standardisé suite à un évènement cardiovasculaire, dit parcours de référence, fondé sur le modèle des filières
  6. Instaurer autour du patient un point de contact unique en charge de coordonner le parcours de soins post-hospitalisation sur le long cours, d’assurer la traçabilité des décisions au sein d’un carnet de suivi et d’informer les acteurs de la chaîne de
  7. Former les professionnels de santé aux enjeux de l’activité physique adaptée aux pathologies cardio-neurovasculaires.
  8. Intégrer à la nomenclature des actes des interventions prises en charge d’ergothérapie et de psychomotricité en libéral ou à domicile