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Coup de chaleur : les pédiatres rappellent les points de sécurité

29 juin 2019 – Coup de chaleur inhabituel en France dès le début de l’été 2019 : Les pédiatres de  l’Association Française de Pédiatrie Ambulatoire (AFPA) insistent sur les points indispensables  pour la sécurité et la santé des bébés et des jeunes enfants et rappellent les bonnes  pratiques pour aborder l’été et les vacances sereinement avec un enfant.

Pic de chaleur : Repérer et éviter la déshydratation

Visage rouge, transpiration, inconfort et pleurs sont les premiers signes de déshydratation qui ne trompent pas lorsque les bébés commencent à souffrir de la soif et de la
chaleur. En cas de forte chaleur, il est conseillé de laisser son bébé dans une pièce fraîche si possible et de lui proposer à boire souvent. L’utilisation d’un brumisateur peut être utile pour rafraîchir le corps des bébés.

Il faut éviter de sortir pendant les heures les plus chaudes de la journée. Il est déconseillé de couvrir les nacelles avec un linge censé protéger le bébé contre le rayonnement solaire, le fait de couvrir les nacelles entraine un effet de serre : la température sous le linge augmente rapidement.

En cas de déplacement en voiture la température peut rapidement être élevée, supérieure à 30°C : penser à bien aérer et proposer à boire.

Attention aux petits nourrissons qui présentent en plus des selles diarrhéiques les exposant à un risque supplémentaire de déshydratation. Proposer dans ce cas des solutés de réhydratation orale (SRO) par petites quantités.

L’indice UV est important en été : comment protéger son enfant ?

L’exposition au soleil doit être limitée car la peau et les yeux des bébés sont très sensibles. Il est essentiel d’éviter d’exposer les enfants au soleil entre 11h et 17h et de privilégier les zones d’ombre.

Pour protéger les bébés des rayons du soleil, il est conseillé de :

• Privilégier les vêtements qui couvrent bien le corps. Il existe des vêtements anti-­‐UV (qui peuvent même être portés dans l’eau)

• Couvrir la tête d’un chapeau à bord ou d’une casquette

• Mettre des lunettes de soleil avec une monture adaptée à l’âge du bébé avec des verres 100% UV résistants à la casse (catégorie 4) portant la norme CE

• Utiliser une protection solaire « haute protection » (SPF 50) de préférence avec un filtre minéral, à renouveler toutes les 2h et après chaque baignade

Les gestes pour éviter les noyades

En France, l’enquête NOYADES menée au cours de l’été 2018 a recensé 1 649 noyades accidentelles. Les noyades accidentelles ont augmenté de 30% par rapport à l’enquête en 2015 (1
266) et surtout chez les moins de 13 ans (338 en 2015 vs 600 en 2018).

Malgré les recommandations, les noyades restent d’actualité et leur nombre continue de croître. Cela pourrait s’expliquer par plusieurs facteurs : tout d’abord, l’augmentation des grosses chaleurs ces dernières années et, en parallèle l’installation de pataugeoires et de piscines amovibles à domicile. Or, ces modèles sont d’autant plus dangereux car ils ne disposent pas d’un système de sécurité.

Pour éviter ou du moins réduire le nombre de noyades, les pédiatres AFPA conseillent de familiariser les enfants avec l’eau dès leur plus jeune âge (à partir de 6 mois). Il existe des cours pour apprendre les premiers rudiments de la natation aux tout petits. Apprendre à sortir de la piscine, à garder la tête hors de l’eau ne peut être que bénéfique ! Et à l’entrée en CP, tous les enfants devraient savoir nager.

Attention aux bouées !

Aucun système de flottaison ne peut remplacer la vigilance des parents. La bouée est certainement le moins sécuritaire d’entre eux et est à proscrire. La taille des bouées ne correspond pas toujours à la morphologie de l’enfant. De plus, l’enfant peut se retrouver “tête en bas” sans pouvoir se retourner.

Le port de brassards peut être conseillé mais ils ne sont pas infaillibles. Le maillot flotteur ou la bouée type “puddle jumper” assurent la flottaison de l’enfant en toute sécurité. Ils ne présentent pas le risque de pouvoir se dégonfler et ne peuvent pas être retirés par l’enfant.

Il faut garder à l’esprit qu’il est indispensable d’assurer une surveillance rapprochée des bébés et des jeunes enfants dans l’eau puisque les noyades sont possibles même dans 20-­‐30 centimètres d’eau : la vigilance des parents reste aujourd’hui le meilleur moyen pour éviter les noyades.

Piqûres de moustiques et d’hyménoptères

Pour protéger un bébé ou un jeune enfant des piqûres d’insectes (moustiques, abeilles, guêpes etc.), les pédiatres de l’AFPA recommandent de :

• Disposer une moustiquaire au dessus du lit ou de la poussette

• Éviter de les laisser marcher pieds nus dans l’herbe

• Préférer les vêtements qui couvriront bras et jambes

S’il est déconseillé d’appliquer des répulsifs anti moustiques sur la peau des tout petits, l’utilisation de répulsifs sur les vêtements peut être conseillée. Les piqûres de moustiques sont souvent bénignes, il est conseillé de désinfecter la lésion, de ne rien appliquer ; un avis médical est nécessaire en cas de réaction cutanée importante (gonflement, urticaire).

Les piqûres d’hyménoptères (guêpe, abeille, frelon) peuvent avoir plus de conséquences. Il est conseillé de retirer le dard rapidement, de désinfecter la peau et de surveiller le point de piqûre et l’état général de l’enfant.

En cas de réaction cutanée importante, de la survenue d’une gène respiratoire, de symptômes généraux (malaise, perte de connaissance), il faut appeler le 15 si vous ne pouvez pas consulter un médecin immédiatement.

Plus d’informations sur : http://www.mpedia.fr/