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Prev’Athon : imaginer des outils de santé pour les jeunes et par les jeunes

30 novembre 2018 – Du 9 au 11 novembre, avant la Journée Mondiale de lutte contre le Sida, plus de vingt jeunes d’horizons divers se sont rassemblés à l’initiative du Crips Île-de-France et de l’Epitech, avec le soutien institutionnel de Janssen, pour imaginer des solutions de prévention en santé sexuelle. Ce Prev’Athon avait pour ambition d’être au plus près des attentes des jeunes et de leurs évolutions. C’est le projet JESS qui a gagné, un jeu pédagogique destiné à accompagner les adolescents de 12 à 18 ans sur leurs interrogations en matière de santé sexuelle

Détendus mais concentrés, une vingtaine de jeunes travaillent autour de tables encombrées d’ordinateurs. Ne pas déranger : ils mettent la dernière main aux projets qu’ils vont présenter à la fin de l’après-midi, après avoir planché plus de deux jours. Rassemblés à l’invitation du Crips (Centre régional d’information et de prévention du sida et pour la santé des jeunes) d’Île-de-France, avec le soutien du laboratoire Janssen France et d’Epitech (École de formation aux technologies du digital), ils se sont répartis en cinq groupes pour imaginer chacun une solution destinée à accompagner les jeunes en matière de santé sexuelle. D’où le nom de l’initiative : Prev’athon, contraction de prévention et hackathon. Mais alors qu’un hackathon classique réunit des développeurs, les participants étaient des étudiants venant d’horizons très divers : l’informatique bien sûr ! Mais aussi la santé (pharmacie, médecine, soins infirmiers), le commerce et la communication.

Une synergie entre public, privé et associatif

« Les Crips ont depuis longtemps élargi leurs missions au-delà de la prévention du sida, d’abord vers les IST (infections sexuellement transmissibles), puis aujourd’hui vers la santé globale des jeunes », explique Rafael Andreotti, Directeur général adjoint du Crips. « En mars dernier, nous avons organisé un hackathon sur la santé pour les étudiants d’Epitech, d’une seule journée. À notre grande surprise, la santé sexuelle était absente des thématiques choisies par les étudiants. »

« Janssen suit de près les initiatives de promotion de la santé auprès des jeunes » poursuit Caroline Broqua, responsable des parcours de soins chez Janssen. « Nous étions donc présents en mars avec les responsables du Crips et d’Epitech. Puis nous avons imaginé un hackathon dont le sujet serait la santé sexuelle. Nous avons eu la bonne surprise d’intéresser plus de vingt jeunes très motivés pour plancher dessus. Nous sommes partis du principe que les outils de prévention sont mieux conçus et plus pertinents s’ils sont imaginés par des pairs, soutenus par des personnes compétentes sur les problématiques abordées. »

Au démarrage du week-end, les jeunes ont bénéficié d’une aide par des « mentors » leur donnant l’essentiel de ce qu’il faut savoir pour travailler sur le sujet. Puis, 4 thématiques ont été proposées : le consentement, la contraception, le dépistage et la prévention des IST (dont le VIH), et le rapport au corps. Les groupes de travail se sont constitués spontanément et cordialement, alors que les étudiants ne se connaissaient pas avant. A la fin, ils ont eu trois minutes pour présenter leurs projets à un jury composé de membre de Janssen, d’Epitech et de Speach (concepteur d’un chatbot dédié à l’éducation sexuelle des adolescents de 13 à 18 ans), devant leurs camarades qui avaient eux aussi la possibilité de les interroger. La délibération des jurés a été bien plus longue que prévu, chaque projet ayant un intérêt certain.

Cinq projets bien difficiles à départager

C’est le projet JESS qui a gagné la possibilité d’être accompagné par le Crips. Il s’agit d’un outil pédagogique sous forme de jeu destiné à accompagner les adolescents de 12 à 18 ans, sur leurs interrogations en matière de de santé sexuelle.

Il peut être utilisé en classe, permettant au professeur de repérer les centres d’intérêt de ses élèves sans pour autant qu’il puisse identifier ceux ou celles qui ont choisi telle ou telle problématique. Au fur et à mesure de son déroulement, le participant reçoit des informations complémentaires en fonction de ses réponses à des questions. La remise du prix aura lieu officiellement le 30 novembre. Chaque projet aura une seconde chance, puisqu’un jury de professionnels de santé décernera son propre prix.

Et plus tard ? D’autres Prev’Athon sont prévus. « Les besoins en prévention des jeunes sont immenses, » explique Rafael Andreotti, « nous avons réussi à créer des synergies intéressantes, entre jeunes d’horizons différents comme entre institutions publiques, entreprises privées et associations. Les futurs projets promettent d’être intéressants, avec je l’espère, encore d’autres partenaires. »

Janssen : innover avec les jeunes pour les jeunes

C’est bien l’avis de Janssen. En effet, le Prev’Athon est l’une des initiatives qu’ils soutiennent pour la prévention des IST en direction des jeunes. L’enjeu est de taille : en France, 40 % des personnes ayant contracté une IST ont entre 15 et 24 ans1. Dans cette tranche d’âge, le nombre de nouveaux cas augmente chaque année1.

Si les jeunes ont le sentiment d’être assez bien informés sur le VIH/sida et la contraception, ils connaissent beaucoup moins bien les autres IST et assez mal les lieux et structures d’information et/ou de prise en charge dédiés à la santé sexuelle. Ils comprennent de moins en moins bien l’utilité du préservatif. Il existe de sérieux doutes sur la capacité de nombreuses jeunes filles à affirmer leurs choix en matière de sexualité1.

Chez les jeunes HSH (hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes), les comportements à risque sont fréquents, surtout chez les multipartenaires[1]. C’est pourquoi les premiers objectifs de la Stratégie nationale de santé sexuelle[2] ciblent particulièrement les jeunes, notamment grâce aux moyens de communication numériques : « Éduquer les jeunes à la sexualité, à la santé sexuelle et aux relations entre les personnes », « Améliorer l’information en santé sexuelle en utilisant les nouveaux outils de communication », « Renforcer et diversifier la prévention des IST et du VIH ».

QISS, une application en mouvement

C’est dans cet esprit qu’en avril 2017 a été lancée l’application QISS (Quizz d’information en santé sexuelle), conçue par le service des maladies infectieuses et tropicales de l’hôpital Saint-Antoine (AP-HP, Paris) avec le soutien des laboratoires Janssen. Gratuite, avec un univers graphique proche du « street art », elle teste les connaissances des jeunes internautes autour de thèmes déclinés sous forme de quizz de quatre ou cinq questions. À l’issue de chaque quizz, l’utilisateur peut découvrir son score, consulter de plus amples informations concernant le thème choisi, explorer la carte des centres de dépistage ou être orienté vers le site de Sida Info Services. L’application peut aussi lui servir à préparer son entretien avec un professionnel de santé pour aborder avec lui les questions qui lui posent problème. Elle est constamment enrichie. En avril 2018, plusieurs quizz ont été ajoutés aux thèmes existants. Récemment, 18 nouveaux thèmes sur des sujets variés comme les pratiques sexuelles à ou encore les IST.

Qiss, application disponible et téléchargeable gratuitement sur tablette et mobile Apple et Android


  1. Conseil national du sida et des hepatites virales. Avis suivi de recommandations sur la prévention et la prise en charge des IST chez les adolescents et les jeunes adultes [Internet]. Conseil national du sida et des hépatites virales; 2017 février p. 81. Disponible sur: http://cns.sante.fr/wp- content/uploads/2017/02/2017-01-19_avi_fr_prise_en_charge.pdf
  2. Stratégie nationale de santé sexuelle. Agenda 2017-2030. https://solidarites-sante.gouv.fr/IMG/pdf/strategie_nationale_sante_sexuelle.pdf